La porte du POnt-Perrin
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Un vestige du XV siècle
L’abbaye se dota très tôt d’une clôture, néanmoins, l’autonomie urbaine du bourg de Déols ne se concrétisa qu’en 1220 par l’obtention collective de libertés et d’immunités. Pour qu’une enceinte soit construite, il a fallu attendre l’insécurité résultant de la Guerre de Cent ans. Les habitants reçurent du roi de France Charles VII, le 16 juin 1443, l’autorisation d’édifier une enceinte de murailles. Renforcée par sept tours elle comportait trois portes : la Porte du Pré Grand (à l’emplacement du square Jean Jaurès), la Porte de l’Horloge et la Porte du Pont Perrin.
La porte du Pont Perrin donne sur l’Indre. Elle est précédée des vestiges des « ponts du pont Perrin », c’est du moins sous cette forme que cet ouvrage constitué de plusieurs tronçons est dénommé en 1539. L’ouvrage fut, de nombreuses fois, emporté par les crues de la rivière. Il en reste néanmoins des vestiges pour le plus grand bonheur des oiseaux.
Son voisin, le pont actuel, ne fut mis en place qu’au milieu du XVIIIe siècle, lors de la percée, à travers la ville, de la route royale Paris Toulouse. Il fut construit avec les pierres de l’abbaye.
La porte du Pont Perrin lorsqu’elle fut édifiée au XVe siècle fut conçue comme un passage sans pont levis intégré, mais avec une herse. Cette entrée médiévale était alors flanquée de 4 tours circulaires. La pièce qui se trouve au-dessus du passage fut utilisée au XVIIIe siècle comme « Maison de Ville » (Hôtel de ville). A la fin du XVIIIe siècle, l’ouvrage étant devenu inutile après l’ouverture de la route royale, le propriétaire fit ajouter une salle sous la partie supérieure de la voûte, là où est visible une lucarne.
Passée la porte, la rue du Pont Perrin (l’ancienne rue de la Chaussée) offre quelques beaux exemples de maisons commerçantes du XVIe siècle avec baies couvertes d’un arc. Elles étaient fermées sur la rue par un mur bahut caractéristique des ouvertures d’échoppes. On observe également quelques fenêtres à meneaux et des écussons qui devaient porter autrefois les armes seigneuriales.