Écoparc des Chènevières
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Sur 22 hectares, le site est composé d’une mosaïque de milieux qui lui confère une grande diversité faunistique et floristique. On peut observer 108 espèces d’oiseaux différentes et pas moins de 343 espèces végétales. Il est classé Espace naturel sensible. Cette richesse tient à l’environnement du site, à la diversité des milieux humides (cours d’eau, mares fossés, prairies) ainsi qu’à son mode d’entretien : pâturage, fauche raisonnée, absence de traitement phytosanitaire.
Historique
En 917, l’abbaye Notre-Dame de Déols est fondée. Elle compte parmi les plus importantes du Moyen Âge, tant par son architecture que par son influence : près de 200 moines y vivent. La zone de l’actuel Écoparc, située aux portes de l’abbaye, sert alors de lieu de culture du chanvre, utilisé pour produire des tissus, de la corde et de l’huile.
Après les guerres de Cent Ans et de Religion, l’abbaye est partiellement détruite au 17e siècle.
Plus récemment, avant 1950, les prairies font l’objet d’une exploitation traditionnelle : fauche en fin de printemps, puis pâturage par des bovins. Des jardins privés y existent également. Petit à petit, ces activités sont abandonnées, et la prairie se referme progressivement. Le site reste à l’abandon, fréquenté uniquement par quelques chasseurs et pêcheurs.
En 1989, sous l’impulsion de Michel Blondeau, la commune acquiert 16 hectares. Un inventaire faunistique et floristique est réalisé par l’association Indre Nature.
En 1992, le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire devient propriétaire de 6 hectares. C’est le début des travaux d’aménagement, avec notamment la création de 4 km de chemins piétonniers.
La zone marécageuse de 13 hectares est clôturée, et 2 chevaux de Camargue y sont introduits. Sa gestion est assurée par le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire.
Deux jardins voient le jour : le jardin « des senteurs » et le jardin des plantes médicinales, créés par l’association des Chènevières.
En 1996, sur la prairie humide, un enclos de 4 hectares est aménagé, accueillant 2 bovins de race Highland Cattle. La gestion est assurée par la commune.
En 2021, sur la prairie sèche, un enclos de 1,4 hectare est créé, où des moutons solognots pâturent d’avril à novembre.